Marche : quelle partie du corps travaille ? Importance pour la santé

Le chiffre frappe sans détour : une personne qui marche active près de 200 muscles à chaque foulée. Derrière la simplicité du geste, c’est une mécanique de précision qui s’enclenche. Le quadriceps n’est pas le seul muscle sollicité lors d’une marche soutenue. Les ischio-jambiers, les fessiers et la sangle abdominale participent activement à chaque pas, tandis que les muscles des pieds jouent un rôle d’amortisseur souvent sous-estimé.

L’activation musculaire générée par la marche s’accompagne de bienfaits cardiovasculaires et métaboliques reconnus par la recherche médicale. L’impact de cette activité sur la prévention de diverses pathologies chroniques ne cesse d’être confirmé par de nouvelles études.

Pourquoi la marche mobilise bien plus que les jambes

Marcher, ce n’est pas juste faire avancer les jambes de façon automatique. C’est tout le corps qui entre en action, chaque groupe musculaire trouvant sa partition dans ce mouvement d’ensemble. Les quadriceps impulsent le pas, lancent le genou vers l’avant et donnent la cadence. Les ischio-jambiers freinent la jambe, protègent l’articulation et stabilisent le genou à chaque impact. Les fessiers assurent la stabilité du bassin, et leur engagement se fait sentir dès que le relief se complique. Les mollets apportent leur puissance dans la propulsion, aidant à décoller le talon du sol.

La marche à pied convoque aussi les muscles du tronc. La sangle abdominale renforce la posture, limite les déséquilibres, tandis que les muscles du dos solidarisent l’ensemble, maintenant la colonne en bonne position. Impossible d’ignorer le rôle des muscles posturaux, ces stabilisateurs qui coordonnent haut et bas du corps, surtout lorsqu’il s’agit de garder l’équilibre sur des sentiers irréguliers.

La marche nordique, elle, fait passer un cap. Munis de bâtons de marche, les bras s’animent, recrutant deltoïdes, biceps et triceps. Ce n’est plus une simple balade : jusqu’à 90 % des muscles du corps sont sollicités. La poussée des bras, la traction des dorsaux, la participation des pectoraux et des muscles autour du bassin, adducteurs, abducteurs, muscles stabilisateurs, tout s’oriente vers une activité physique complète.

Cet engagement intégral distingue nettement la marche sportive ou nordique des exercices plus ciblés. À chaque foulée, le corps orchestre une série d’actions coordonnées, renforçant non seulement les jambes, mais aussi le centre, le haut du corps, et les muscles profonds.

Quels muscles et parties du corps sont sollicités pendant la marche ?

Les muscles mobilisés par la marche à pied ne se limitent donc pas aux mollets ou aux cuisses. Regardons de plus près la répartition de l’effort à chaque pas. Les quadriceps font avancer la jambe et étendent le genou, véritables moteurs du mouvement. Juste derrière, les ischio-jambiers absorbent l’impact et maintiennent la stabilité. Dès que la pente apparaît, le rôle des fessiers s’intensifie : ils stabilisent le bassin, évitant les déséquilibres latéraux.

Les mollets ne sont pas en reste : ils impulsent la poussée finale au sol, tandis que les muscles tibiaux contrôlent la pose du pied, assurent la transition du talon vers l’avant du pied. La sangle abdominale amortit les chocs, stabilise le tronc et protège le dos. Les muscles dorsaux, eux, soutiennent la colonne et contribuent à maintenir une posture droite sur la durée.

La marche nordique ajoute une dimension supplémentaire. Grâce aux bâtons, les deltoïdes sollicitent les épaules, biceps et triceps orchestrent la poussée des bras, tandis que les grands dorsaux interviennent dans l’extension. Les muscles du bassin, adducteurs et abducteurs, viennent stabiliser le mouvement latéral. Les muscles posturaux, quant à eux, veillent à l’alignement vertébral du début à la fin.

Ce recrutement musculaire étendu transforme la marche en une activité physique complète, impliquant aussi bien les membres inférieurs que le tronc et le haut du corps.

Les effets positifs de la marche sur la santé physique et mentale

La marche à pied agit bien au-delà de la simple dépense calorique. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) préconise 150 minutes hebdomadaires d’activité physique modérée, un objectif atteignable pour la majorité, sans matériel ni contrainte particulière. Dès les premières semaines, les retombées apparaissent : cœur plus résistant, pression artérielle mieux maîtrisée, circulation sanguine améliorée. Les articulations, elles, profitent du mouvement sans être brusquées.

Du côté de la santé mentale, la marche fait ses preuves. Les témoignages de Caroline Drolet, Dre Catherine Kabani ou Dr Nicolas Barizien le confirment : marcher, c’est s’offrir une pause, un temps pour décrocher du rythme effréné et s’aérer l’esprit. Les endorphines libérées atténuent l’anxiété et la fatigue psychique, créant un espace de respiration bénéfique.

La marche nordique accentue encore ces bénéfices. L’utilisation des bâtons décuple l’engagement musculaire et augmente la dépense énergétique de 20 à 25 % par rapport à la marche classique. Résultat : tonus accru, meilleure endurance, réduction de la masse grasse abdominale. L’équilibre, la coordination et la posture progressent sans risque de blessure, la pratique s’adaptant à chaque niveau de condition physique. La Fédération Française de Randonnée Pédestre la présente désormais comme une référence en matière de prévention santé.

Voici les principaux effets positifs observés chez celles et ceux qui pratiquent la marche régulièrement :

  • Renforcement musculaire global
  • Amélioration de la posture
  • Préservation des articulations
  • Réduction du stress et de la fatigue mentale

Jeune homme courant sur un tapis de course en salle de sport

Intégrer la marche dans son quotidien : conseils pour en tirer tous les bénéfices

La marche à pied s’intègre facilement au rythme de chacun. Pour profiter pleinement de ses bénéfices, il s’agit d’adopter quelques réflexes simples : préférer les trajets actifs, descendre du bus un peu plus tôt, choisir les escaliers, emprunter la promenade la plus agréable. Peu importe la distance, c’est la régularité qui compte. Les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé sont claires : 150 minutes hebdomadaires d’activité physique modérée suffisent à transformer la condition cardiovasculaire et musculaire.

Pour aller plus loin, la marche nordique constitue une option de choix. L’ajout de bâtons de marche stimule les bras, les épaules et le centre du corps. Les stabilisateurs des chevilles et du bassin travaillent à chaque mouvement, renforçant l’équilibre et la posture. Michel Delorme, kinésithérapeute, conseille d’alterner les surfaces et les intensités pour engager tous les groupes musculaires.

Voici quelques pistes concrètes pour varier la pratique et en maximiser les effets :

  • Alternez allures : rapide puis modérée.
  • Combinez la marche avec du Pilates ou de la musculation pour optimiser le renforcement musculaire.
  • Privilégiez des chaussures adaptées, en tenant compte de votre morphologie et de votre terrain de pratique.

La Fédération Française de Randonnée Pédestre invite à intégrer la marche dans les activités collectives. Marcher en groupe, partager l’effort, échanger, c’est aussi ancrer l’activité physique dans le plaisir et la convivialité. La marche n’est pas qu’un exercice : elle structure l’équilibre, affine la coordination et insuffle une énergie nouvelle. À chaque pas, quadriceps, fessiers, abdominaux et bras s’engagent, pour un corps plus fort, un esprit plus alerte. Le mouvement n’a rien d’anodin : il redessine notre rapport au quotidien et ouvre la voie à une vitalité durable.

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